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Table - Ambon - Siège


13 novembre 2011

Septième d’une série de dix articles sous la forme d’un petit voyage dans l’univers de la messe. En se laissant guider par des questions souvent posées, l’auteur propose un survol de cet incontournable de la pratique chrétienne.
Si la présence du Christ à l’eucharistie prend trois visages, nos lieux de culte et le mobilier du sanctuaire sont là pour le rappeler.

Trois présences – trois lieux – trois meubles

Il faut se rappeler qu’à l’eucharistie, le Christ se donne d’être présent sous trois formes. Sa réelle présence nous est donnée sous la forme du pain et du vin consacrés devenus corps et sang du Christ. Mais elle n’est pas la seule, l’assemblée en est un signe efficace, tout comme la Parole proclamée.

Or l’accueil et la reconnaissance de ces trois présences donnent à nos lieux de culte leur forme particulière et commandent un mobilier directement ordonné à leur mise en valeur. Dans une église ou une chapelle bien aménagée et qui ne souffre pas du trop fréquent encombrement des sanctuaires, trois lieux sont donc repérables.

Une table

AutelUn premier, certes le plus noble, est le lieu du mémorial proprement dit. Il occupe la place d’honneur. C’est là que l’on trouve la table eucharistique. C’est d’abord et avant tout une table puisque là se célèbre le repas du Seigneur, comme l’appelle si justement saint Paul.

Mais comme avec les siècles la dimension sacrificielle de l’eucharistie a eu tendance à s’imposer et à occuper une place prépondérante, cette table porte souvent le nom d’autel. Elle est par excellence le signe du don du Christ.

Puisqu’elle évoque sa présence, la table eucharistique est entourée d’un grand respect. On s’incline devant elle et le président la baise à l’arrivée et au départ.

Un ambon

Un deuxième lieu est celui de la proclamation de la Parole dont le meuble caractéristique est l’ambon. L’origine de son nom est obscure.

AmbonOn croit généralement qu’il vient d’un verbe grec « alambano » qui veut dire monter, au sens de s’élever pour être vu et entendu. Il dit déjà toute l’importance de la fonction du lecteur ou de la lectrice car ils donnent de rendre vie au textes sacrés.

Rappelons-nous que la proclamation de l’évangile rend le Christ présent. La Parole y est commentée sous la forme d’un entretien familier appelé homélie mot venu du grec « homelia » qui veut dire « conversation ».

L’ambon a lui aussi quelque chose de sacré mais il ne faut pas le confondre avec la chaire. Cette dernière n’est plus en usage. Elle est apparue dans les églises après le concile de Trente quand on exigea que le catéchisme y fut enseigné tous les dimanches. Ce meuble rappelle ceux qu’on trouvait autrefois dans les universités, d’où son nom.

Un siège

Enfin dans un espace cultuel d’ailleurs essentiellement destiné à accueillir une assemblée en prière, un lieu plus spécifique marque cette fonction, c’est celui de la présidence. Il ne s’agit pas d’y trouver un trône, mais bien un siège, le siège présidentiel. Il signifie qu’une assemblée est convoquée et rassemblée par quelqu’un.

Certes c’est le Christ qui convoque et rassemble, mais la personne qui préside au rassemblement est là pour le signifier.

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