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La joie de se retrouver en communion avec Dieu et les uns avec les autres

Douzième d’une série de douze articles publiés dans l’édition nationale du Feuillet Paroissial sur le thème « Des mots nouveaux pour dire le Credo ».
Pour Jésus, la vie éternelle est de connaître intimement ce Père plein d’amour.

Nos représentations sur la vie au-delà sont bien limitées …

Nous sommes toujours plus à l’aise avec ce que nous connaissons d’expérience. En revanche, l’inconnu suscite toujours de l’inquiétude, parfois de l’angoisse. La vie au-delà de la mort fait partie de ces sources d’inquiétude.

Rayons de soleil et merQu’est-ce qui nous attend après notre séjour sur la terre? Les incroyants affirmeront qu’il n’y a rien. Les croyants espèrent qu’ils continueront de vivre auprès de Dieu mais ils se posent la question du comment.

Nous nous représentons souvent l’au-delà comme la version parfaite de nos modèles terrestres. Il faut accepter que nos représentations soient partielles et inadéquates.

Pour Jésus, la vie éternelle évoque la joie de la vie en communion

Que nous apprend Jésus sur la vie après la mort? Il évoque les plus souvent des sentiments de joie : celle de se retrouver en communion avec Dieu et les uns avec les autres.

Dans la parabole du festin nuptial (Mt 22,1-14), la vie dans l’au-delà est comparée à la joie de participer à des noces, à savoir nos propres noces avec Dieu :

Il en va du Royaume des cieux comme d’un roi qui fit un festin de noces pour son fils (v. 1).

À la rencontre du Dieu-Père plein d’amour

Et que dire de la parabole du jugement universel où sont rassemblés autour de Dieu tous ceux qui font fait du bien à l’un des plus petits de leurs frères, comme s’ils l’avaient fait à Jésus lui-même (Mt 25,31-46).

Ces comparaisons ont un but : chasser la crainte vis-à vis d’un Dieu au jugement implacable et nous faire prendre conscience que le ciel, c’est la rencontre d’un Dieu que Jésus nous a appris à appeler notre Père comme lui-même savait si bien le faire.

Pour Jésus, la vie éternelle est de connaître intimement ce Père plein d’amour. C’est la prière qu’il fait à notre intention au cours de son dernier repas. On pressent déjà que la vie éternelle représente davantage la plénitude de vie et d’amour qu’une vie qui ne finit pas.

Au-delà de la mort, nous recevrons alors la pleine révélation que nous sommes les enfants de Dieu comme l’affirme saint Jean :

Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que lors de cette manifestation nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’il est (1 Jn 3,2).

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