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Un Amour dans une « classe à part »

Alors qu’on peut être tenté de se demander si Dieu nous aime encore après avoir fait ceci ou cela…

Il est bon de se rappeler que l’amour de Dieu, comme son acte créateur, est dans une « classe à part ».

Comme le dit François Varillon, le Dieu révélé en Jésus-Christ n’est pas tellement un tout-puissant qui aime, qu’un amour tout-puissant.

Un amour créateur qui rend aimable. Un amour gratuit, parfaitement désintéressé, ayant pour seul objectif notre vie et notre bonheur. Avec lui, tout peut recommencer à chaque instant.

« Nous avons connu l’Amour que Dieu a eu pour nous et nous y avons cru,
car Dieu est Amour. » (1 Jn 4,16a)

 

À l’encontre de notre amour, qui présuppose dans l’être aimé la bonté,
vraie ou feinte, qui fonde notre attrait et justifie notre attachement,
l’amour créateur ne présuppose rien que lui-même.

Ce n’est pas l’amabilité des choses qui le provoque et l’incite vers elles.

C’est sa propre bonté rayonnant sur elles qui fait tout leur éclat.

Ce n’est pas parce qu’elles sont adorables que Dieu les aime,
c’est parce que Dieu les aime qu’elles deviennent aimables.

Le mot de saint Thomas nous suggère la réponse :
« Dieu crée et infuse dans les choses leur propre bonté. »

 

Maurice Zundel
Tiré d’une conférence à des Bénédictines
de la rue Monsieur (1928-1929)

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