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Les titres donnés à Jésus


28 avril 2016

Voici le dixième article d’une série de dix articles présentés par l’équipe de rédaction du Feuillet Paroissial. On trouve dans les Écritures diverses manières de désigner Jésus. Souvent on accole à son nom des titres ou des qualificatifs. Les relire avec attention nous permet de goûter à la richesse inépuisable de la personne de Jésus.

Un peu d’histoire

Mosaïque Basilique Saint-Paul-hors-les-MursTout de même déconcertant ce titre de Roi de l’univers. N’a-t-il pas quelque chose d’un peu suranné? Il ne faut pas s’en surprendre quand on réalise qu’il fut popularisé au XIXe siècle.

Ça se passe en France, des penseurs voulaient faire disparaître toute trace d’influence de la foi et de la religion dans les affaires de la société.

En réaction à cette stérilisation collective, on vit s’élever des églises monumentales sur les points les plus élevés des grandes villes. Et surtout, on se mit à vénérer Jésus sous le vocable de roi, histoire d’affirmer qu’il a toujours sa place dans l’espace public.

Contrairement à bien des approches qui incitent au repli sur soi, Jésus se présente comme témoin d’une autre dimension de l’existence. Les frontières de nos petites personnes ne sont pas les frontières de l’univers. Il y a les autres, il a aussi le Tout-Autre. Il y a cet essentiel qui concerne aussi la vie en groupe, la vie en société.

Y aurait-il contradiction ?

Jésus s’est dépouillé de la condition divine pour vivre comme l’un de nous. Peut-il se contredire en jouant les monarques? Sur ce point, l’évangile précise que l’identité royale lui est attribuée par autrui. Par la foule, par Pilate, par des témoins de certains événements… Le titre ne replie pas Jésus sur sa grandeur propre. Au contraire, cette appréciation surgit des expériences heureuses vécues par les premières générations croyantes.

Se donner des perspectives

Suivre Jésus, accepter Jésus comme Seigneur et Roi, c’est se donner une perspective unique, un point de vue qui est celui du Créateur, du Père Éternel.  Nous est ainsi offert un cadre de référence plus large, ajusté aux possibilités du regard de Dieu lui-même.

Nous vivons à une époque difficile pour la religion, pour toutes les religions. Les médias ne sont pas tendres avec Jésus. Mais ne sommes-nous pas trop souvent silencieux?  Entretenons-nous toujours une relation d’estime avec lui? Osons-nous parler de Jésus en utilisant un vocabulaire admiratif?

Que ton règne vienne

Chaque année, pour terminer l’année liturgique, Jésus, Fils de l’homme par excellence, se laisse fêter comme un roi. Ainsi nous est rappelé le caractère public et universel de l’amour de notre Père du ciel.

On mesure alors la profondeur de ces mots du Notre Père que nous disons si souvent à l’invitation de Jésus : Que ton règne vienne!  Le croyant sait que par la présence et le rayonnement du Fils de Dieu l’univers progresse dans le sens de la cohérence.

Un roi pas comme les autres

Le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, précise tout ce que Jésus, le souverain des rois de la terre, nous apporte de la part de Dieu : son amour, la délivrance de nos péchés par son sang, notre dignité royale et sacerdotale.

Jésus n’est pas un roi comme les rois de la terre. Témoin d’une vérité qui nous est donnée, il nous donne de communier au Dieu qu’il nous a révélé.

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