Imprimer

Les titres donnés à Jésus


28 avril 2016

Voici le neuvième article d’une série de dix articles présentés par l’équipe de rédaction du Feuillet Paroissial. On trouve dans les Écritures diverses manières de désigner Jésus. Souvent on accole à son nom des titres ou des qualificatifs. Les relire avec attention nous permet de goûter à la richesse inépuisable de la personne de Jésus.

Un titre usuel

On trouve dans les évangiles pas moins de trente passages où Jésus est appelé maître. De façon habituelle, c’est ainsi qu’il est interpellé.

Jésus maîtreLes disciples semblent le faire spontanément tout comme ses détracteurs. Maître, quel est le plus grand des commandements? (Mc 12:32)

D’ailleurs, très tôt son autorité avait été reconnue. Matthieu le souligne, tout comme Marc et Luc : Les foules étaient vivement frappées de son enseignement, c’est qu’il enseignait en homme qui a autorité et non pas comme leurs scribes. (Mt 7:29)

Un titre qui évoque la puissance

Cependant, le titre de maître n’est pas qu’associé à ses connaissances ou à son habileté à expliquer les Écritures. Il évoque une autre réalité, celle de la puissance qui l’habite. Quand les disciples se retrouvent ballottés sur une mer déchaînée, ne crient-ils pas : Maître, Maître nous périssons ! (Lc 8:24)

Jésus serait-il jaloux de son titre ?

Une chose étonne tout de même. Si Jésus paraît à l’aise avec le titre de maître, il semble qu’il se soit montré jaloux de ses prérogatives : Pour vous, ne donnez à personne le titre de rabbi, car vous n’avez qu’un seul Maître… Ne vous faites pas appeler docteur, car vous n’avez qu’un docteur, le Christ (Mt 23:8-10).

Mais qu’on se rassure, Jésus n’est pas un envieux. Ce n’est pas dans sa nature. Son importante mise au point touche une dimension capitale qui aura coloré tout son enseignement, faisant de lui un Maître hors du commun.

Nous sommes tous frères et sœurs

Si Jésus semble devenir intraitable avec l’emploi du titre de maître, c’est qu’une chose le préoccupe, l’obsède même. On ne doit pas toucher au caractère fraternel de toute personne. Pour Jésus la notion de frère  – et de soeur – va sans dire, est sacrée. Dès qu’elle est menacée par une quelconque attitude, il s’insurge et la dénonce.

N’avoir qu’un maître commande des relations égalitaires

Jésus est habité par une relation privilégiée qu’il entretient avec son Père. Elle occupe tout son espace intérieur. Il n’est donc pas question pour lui de voir quiconque s’arroger le droit de le supplanter, même par un titre honorifique, et encore moins par un geste dominateur. Son « Vous n’avez qu’un seul Maître » ou son « Vous n’avez qu’un seul Père » commande alors des relations rigoureusement égalitaires, des relations qui ne peuvent qu’ouvrir sur le service fraternel.

C’est peut-être ici que Jésus prend toute sa mesure en tant que Maître. Comment ne pas avoir en mémoire le geste du lavement des pieds et les paroles qui l’accompagnent. Vous m’appelez Maître et vous dites bien car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. (Jn 13:13)

Jésus est plus qu’un maître qui enseigne

Le titre de maître donné à Jésus a fait la fortune des iconographes et des décorateurs de cathédrales. Souvent il a été représenté dans la position du maître qui enseigne. Mais de le voir solennellement assis tenant en main le livre de la Parole ne doit jamais faire oublier qu’il n’aura jamais été aussi grand que sous les traits du serviteur.

Retour haut de page