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Les titres donnés à Jésus

Voici le cinquième article d’une série de dix articles présentés par l’équipe de rédaction du Feuillet Paroissial. On trouve dans les Écritures diverses manières de désigner Jésus. Souvent on accole à son nom des titres ou des qualificatifs. Les relire avec attention nous permet de goûter à la richesse inépuisable de la personne de Jésus.

Une image qui parle encore

Le bon pasteurUne image bucolique que j’aime bien reconstituer dans ma mémoire est celle de Jésus empruntant la figure du bon pasteur.

C’est que j’ai vu, en Israël, de ces bergers avec leur longue houlette, surveiller leurs troupeaux. Je les ai vu les conduire vers les eaux du repos.

Aussi, c’est avec une grande émotion que j’ai récité le psaume 23, les yeux rivés sur ce tableau bien réel pour y refaire mon âme. Tableau qui m’enchante, encore aujourd’hui, comme si je l’avais vu hier.

Jésus est un vrai pasteur

De même que Jésus s’est identifié au pain qui descend du ciel (Jn 6,33), de même il s’identifiera au pasteur. Il annoncera qu’il est lui-même le vrai pasteur des brebis annoncé par les prophètes (Jr 23,1-4).

La nuance est importante car Jésus n’est pas comme ceux qui sautent le mur ou comme ces ouvriers qui n’ont aucun souci du troupeau qui leur a été confié. Et c’est ainsi que la figure du bon pasteur et des brebis elles-même prennent prend toute sa dimension.

En effet, Jésus compare ceux qui ne passent pas par la porte de la bergerie, à des voleurs et à des brigands. Ces imposteurs, ce sont les chefs religieux incrédules. Pour ce qui est des Juifs qui l’ont suivi, Jésus en parle comme étant ceux qui ont écouté sa voix (Jn 10,8).

Un pasteur toujours aux aguets

Jésus est venu pour que les croyants vivent en plénitude. Il a sacrifié sa vie pour eux. Et c’est justement à cause de ce trait qu’il peut dire qu’il est le bon pasteur (Jn 10,11) car il s’oppose aux faux bergers.

En effet, contrairement au mercenaire, Jésus se doit d’être le pasteur des brebis confiées à lui par le Père et qui lui appartiennent en propre (Jn 6,37). Aussi, quand arrive le danger, non seulement il ne s’enfuit pas, mais il veille sur elles et les protège.

Un pasteur prêt à donner sa vie

Peu avant sa mort, ses brebis si chères se disperseront (Mt 26,31), Jésus offrira cependant sa vie pour elles (Jn 17,19). Par sa mort offerte, il réunira dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. Non, nul ne peut arracher de sa main (Jn 10,28) ni de son cœur, les brebis de son troupeau.

Il y a entre Jésus, son Père et les chrétiens une connaissance réciproque. Et c’est une connaissance d’amour. En donnant sa vie pour ses brebis, Jésus manifeste son amour pour le Père qui lui a fait don de ce qu’il a de plus cher : ses enfants bien-aimés qu’il appelle ses brebis.

Un pasteur rassembleur

Enfin, Jésus possède d’autres brebis qui ne sont pas de sa bergerie. Il n’a qu’un rêve : les conduire à la foi en les faisant entrer dans son bercail. C’est alors qu’il n’y aura qu’un seul troupeau et qu’un seul pasteur (Jn 10,16).

Le Bon Pasteur : Quelle douce icône! Quel titre réconfortant! Quel message d’amour à accueillir!

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