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Jésus Christ, chemin d’humanisation


6 février 2003

Dans leur document intitulé Jésus Christ chemin d’humanisation, les évêques du Québec ont tenu à offrir un cadre de référence pour guider les activités catéchétiques. La figure du Christ y occupe la première place.

Dans leur document intitulé Jésus Christ chemin d’humanisation, les évêques du Québec ont tenu à offrir un cadre de référence pour guider les activités catéchétiques. La figure du Christ y occupe la première place. Elle est évoquée par une image familière, celle du chemin. Jésus y est présenté comme chemin de vie et de salut.

Associer la réalité du chemin à Jésus n’est pas sans intérêt. D’abord parce qu’il aura lui-même cheminé, qu’il aura marché sur les routes de Palestine et que sa propre vie aura connu un parcours bien concret dans l’espace et le temps, ensuite parce que sa destination n’est pas coutumière. Mais surtout Jésus se sera finalement présenté lui-même comme étant le chemin.

Un parcours inscrit dans l’espace et le temps

Un chemin se dessine toujours par les pas de ceux qui l’utilisent c’est pourquoi il y a quelque chose de fascinant à suivre Jésus à la trace. Il est vrai que les premières années de son existence sont plutôt discrètes.

CheminDeux lieux nous sont mentionnés : Bethléem pour la naissance et Nazareth pour les années d’enfance et de jeunesse avec un détour par Jérusalem.

Mais quand arrive la trentaine, Jésus se déplace sans cesse. Naïm, Nazareth, Tibériade, Capharnaüm, la Samarie, Jérusalem, Béthanie, Emmaüs, autant de villes et de villages par où passe le chemin de Jésus.

Autant de rencontres aussi évoquant des noms : Marthe et sa sœur Marie, Marie-Madeleine, Pierre, Jacques, André, Jean, la Samaritaine, Zachée, Matthieu… Ils seront les premiers à mettre leurs pas dans ceux de Jésus en devenant ses disciples. Après la tourmente ils deviendront ses plus fidèles témoins.

Jésus a donc tracé pour eux un chemin bien particulier essentiellement marqué de paroles d’espérance, de gestes de pardon et de tendresse, d’accueil des plus petits, des exclus. Tous ceux et celles qui ont suivi Jésus en ont été profondément transformés. Ils n’étaient plus les mêmes, on parlera de salut pour eux, on dira d’eux qu’ils sont sauvés.

Des mots un peu difficiles qui ont besoin d’expérience pour être compris. Joie, paix, plénitude et bonheur pourraient les traduire s’ils englobent toutes les conditions de la vie à la fois personnelle et collective. Voilà un peu ce qui se cache sur le chemin de Jésus.

Conduire au Père

Mais son parcours n’a rien d’innocent. Le chemin de Jésus a une destination bien particulière. C’est à son Père qu’il conduit. N’en rester qu’à ras de sol, si noble que soit la démarche, ce serait un peu rater l’exercice.

Sans cesse Jésus parlera de son Père, décrivant l’étroite intimité qui le lie à lui si bien qu’il pourra affirmer : « Qui m’a vu a vu le Père » (Jn 14,9)

À travers sa personne Jésus donne donc à voir comment le Père veut en quelque sorte se faire proche de nous, il révèle l’étonnante proximité à laquelle il nous invite. Déjà le chemin tracé par Jésus est source de joie par le seul biais des gestes de solidarité et de bonté qui le jalonnent. En plus, il offre un accès à la vie invitant à tourner nos regards vers le Père, le Dieu de la vie.

Produire à notre tour des fruits de communion et de solidarité à la manière des premiers témoins, c’est à la fois quitter les chemins de mort et s’ouvrir à la vie, celle du Père. C’est aussi cela parler de salut.

Jésus est le chemin

Peu de temps avant son arrestation et sa mise à mort, Jésus évoque ce qui l’attend. Ici il faudrait lire tout le chapitre 14 de l’Évangile de Jean. Il dit à ses disciples: « Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin ». Mais Thomas qui a la réplique facile ajoute: « Seigneur nous ne savons même pas où tu vas; comment pourrions-nous savoir le chemin? ».

Ce cher Thomas voudrait bien comprendre et Jésus répondra. Il le fait à travers une déclaration décisive : « Je suis le chemin, la vérité et la vie; personne ne va au Père sans passer par moi » (Jn 14,4-6). Thomas demandait un guide, le guide est aussi le chemin.

Et c’est ainsi que Jésus sera dit chemin de salut, bien plus il est chemin de salut!

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