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Tu m’attends depuis si longtemps, aux carrefours de mes chemins

Ce texte est une adaptation de la parabole du fils prodigue (Lc 15,11-24) que nous retrouvons en fin de texte.
Texte original en provenance du site Web de Port Saint Nicolas à https://portstnicolas.org/article937 par Michel Hubaut o.f.m.

Je suis ton enfant prodigue

Par Michel Hubaut o.f.m.

Enfant prodigue, fils ingrat, j’ai rompu la relation avec toi, mon Père.
J’ai voulu faire ma vie tout seul, inventer mon bonheur loin de toi.

Je n’avais pas compris la gratuité de ton amour qui était ma maison, ma richesse et ma vie.
J’ai voulu prendre l’héritage, tout de suite, pour moi tout seul;
j’ai accaparé tes dons comme un dû.

Homme seul de Vitaly Taranow (unsplash.com)Tu ne m’as rien dit, Seigneur,
tu m’as laissé partir vers le pays lointain de mes rêves où j’ai gaspillé tous tes biens;
cette parcelle de ta vie, de ton amour, je les ai dilapidées, égoïstement, goulûment, bêtement.

Et quand j’eus tout dépensé, une grande famine est survenue dans mon cœur;
le péché est toujours le pays de la faim et de l’ennui, du dégoût et de la privation;
déçu, inassouvi, j’ai refermé les mains sur du vide, je suis rentré en moi-même,
j’ai eu soif d’autre chose, je me suis souvenu de ta maison,
j’ai décidé de me lever et de revenir…

Tu m’aperçois de loin, tu m’attends depuis si longtemps, aux carrefours de mes chemins.
Tu cours vers moi, tu m’enfouis dans tes larges épaules,
tu es plus ému que moi, tu ne me poses aucune question sur mon passé,
tu sais que ton enfant a mal, tu sais quelle amère expérience je viens de faire.
Tu me donnes un habit neuf, des sandales neuves,
tu ajoutes simplement un couvert à la table familiale et tu dis :
« Mangeons, faisons la fête, mon enfant est revenu ! »

Merci, Seigneur, toi qui es mon Père, ma Maison, mon Amour, ma Vie !
Je n’oublierai jamais que tu n’as pas voulu l’humiliation de ton fils, car tu veux qu’il vive.

Luc 15,11-24

Tiré de https://www.aelf.org/bible/Lc/15

Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils.

Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.

Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.

Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.

Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.

Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !

Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.

Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”

Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.

Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”

Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller,

mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,

car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.”

Et ils commencèrent à festoyer.

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