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À méditer le matin de Noël...

À nos abonnés et à ceux et celles qui nous visitent, un texte dû à la plume du philosophe Jean-Paul Sartre. Il date de sa période de captivité dans un camp de travail en Allemagne, pendant la guerre 39-45. Se glissant dans la peau d’un peintre, il imagine cette merveilleuse icône de la Nativité.

Icône de la nativitéLa Vierge est pâle et elle regarde l’enfant.

Ce qu’il faudrait peindre sur son visage, c’est un émerveillement anxieux qui n’a paru qu’une fois sur une figure humaine.

Car le Christ est son enfant, la chair de sa chair et le fruit de ses entrailles.

Elle l’a porté neuf mois et lui donnera le sein et son lait deviendra le sang de Dieu.

Et par moments, la tentation est si forte qu’elle oublie qu’il est Dieu.

Elle le serre dans ses bras et elle dit : « Mon petit »…

Et aucune femme n’a eu de la sorte son Dieu pour elle seule, un Dieu tout petit qu’on peut prendre dans ses bras et couvrir de baisers, un Dieu tout chaud qui sourit et qui respire, un Dieu qu’on peut toucher et qui rit.

Et c’est dans ces moments-là que je peindrais Marie si j’étais peintre.

Jean-Paul Sartre

À tous et à toutes,
Un Noël de Paix et d’amour !

L’équipe du service catéchétique viatorien


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