Le scandale du mal

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Comme le viol d’une valeur infinie

Le Dieu intérieur, le Dieu sensible au cœur, comme dit Pascal, est le seul vrai Dieu.

Lumière et nuages par Marcus Dallcol (unsplash.com)

Rien ne s’oppose à ce qu’il soit créateur de tout l’univers, à condition de voir dans la création une histoire à deux, qui ne peut s’achever sans le concours des créatures intelligentes, parce que le sens même de l’univers est l’Amour.

Et là où il y a refus d’amour, l’Amour qui est Dieu ne peut qu’échouer, sans évidemment cesser pour autant d’être l’Amour éternellement présent, éternellement offert.

S’il en est ainsi, on peut concevoir que Dieu est la première victime du mal.

On peut même dire que plus le mal est scandaleux, plus il apparaît que Dieu est la première victime du mal.

Saint François d'Assise

C’est parce que Dieu est que le mal peut avoir ce visage monstrueux, insoutenable et scandaleux comme le viol d’une valeur infinie.

Saint François d’Assise a pleuré près de vingt ans sur la passion du Seigneur, jusqu’à en perdre la vue.

Comment le comprendre, si ce plus parfait des chrétiens n’avait éprouvé que Dieu est victime en nous, par nous, pour nous?

Je est un Autre, Maurice Zundel, Anne Sigier, 1997, p. 39-41.

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