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Catéchèse estivale


28 septembre 2004

Au cours de l’été il est possible de former des jeunes et des familles à la vie chrétienne. Pèlerinages et camps de jour sont des modes possibles de catéchèse comme au sanctuaire de Rigaud.

Depuis 3 ans je suis recteur d’un sanctuaire marial à Rigaud, au Québec. Dédié à Notre-Dame-de-Lourdes, ce sanctuaire a comme caractéristique de loger sous les arbres.

Sanctuaire de RigaudLes activités se vivent en plein air, ce qui n’est pas sans charme quand la température est clémente. On y accueille des groupes très divers. Mais cet été nous a réservé d’agréables surprises et tout cela vécu sous la bannière de la catéchèse.

Il y a bien eu ce groupe de jeunes familles venues de Gatineau. Elles tenaient à offrir une activité catéchétique estivale à leurs jeunes, histoire de prolonger pendant les vacances l’initiation vécue pendant l’année. L’activité prit la forme d’un pèlerinage familial le dimanche 13 juin.

La recette est simple : un autobus, le visionnement à bord d’une bande vidéo consacrée à l’histoire de Bernadette Soubirous, eucharistie champêtre, pique-nique et catéchèse sous les arbres avec un recteur tout heureux d’accueillir une clientèle rajeunie. Un beau moment et une autre petite pierre ajoutée au long et patient processus de formation à la vie chrétienne.

Mais ce qui m’a peut-être davantage impressionné, c’est ce camp de jour qu’une équipe de Ville Lasalle offre à des jeunes. Un camp de jour en catéchèse, faut le faire!

La formule des camps de jour est bien connue pour sa souplesse permettant d’offrir les activités les plus diverses. L’idée de son utilisation en catéchèse s’inscrit dans la recherche de moyens pour offrir de la formation permanente aux jeunes.

Groupe de jeunesLa responsable de la catéchèse à la paroisse Saint-Jean-de-Brébeuf à Montréal madame Marie Sztankovics, accompagnée de grands ados, nous est arrivée un matin avec une vingtaine de jeunes de 6 à 18 ans.

Pendant 2 semaines, de 9 heures à 16 heures ils vivent un camp de jour en catéchèse avec le souci de voir les plus vieux former les plus jeunes. Depuis quelques jours ils abordaient le thème de la sainteté. Rien de moins! Puisque Jean-Paul II décerne régulièrement le titre de saint et de bienheureux, ils avaient tout simplement décidé d’en savoir davantage.

Quand nous les avons reçus le matin du 1er juillet 2004, ils venaient entendre parler de la prière mariale, de l’histoire du sanctuaire mais surtout de Bernadette Soubirous une petite sainte de leur âge. Après le pique-nique, ils se sont dirigés du côté de Kahnawake pour cette fois se familiariser avec Kateri Tekakwitha. La sainteté fleurit partout et la leçon n’est pas sans importance.

J’ai été émerveillé par la présence et la qualité d’écoute de ces jeunes très bien encadrés. Pourtant on pourrait douter d’un tel projet et pour cause. Si les jeunes ne sont rejoints qu’à grand peine pendant l’année scolaire à cause d’activités de loisir et de sport qui se superposent à l’horaire déjà exigeant de l’école, il peut sembler téméraire de penser le faire pendant la période estivale.

Mais l’été les jeunes s’ennuient et les centres de loisir ne savent plus quoi inventer pour les occuper. C’est dans ce contexte qu’est offert un camp de jour en catéchèse. Et ça marche!

Oui mais! À quoi cela peut-il bien servir? Il n’y a pas de sacrements à l’horizon. Précisément et c’est peut-être là l’intérêt de l’expérience. La démarche est faite en toute gratuité dans la perspective d’une formation plus large et continue à la vie chrétienne.

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