Icône de la Trinité
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Le Dieu révélé en Jésus-Christ Qui est le Dieu des chrétiens?

Les traits distinctifs du Dieu des chrétiens à la lumière de la vie de Jésus et de celle des premiers chrétiens.

Introduction

Quel est notre Dieu? Qui est Dieu pour nous, réellement, au creux de nos existences quotidiennes? En d’autres mots, quelle est notre perception de Dieu? Comment le concevons-nous?

Point d'interrogationComme le Tout-Puissant qui siège dans les cieux?
Le Créateur de l’univers qui en assure la cohésion?
Le Dieu-Providence qui nous guide et nous sort du pétrin à l’occasion?
Le Juge suprême qui nous surveille pour nous punir ou nous récompenser selon nos actions?

Dans les diverses religions, il existe de nombreuses différences dans la définition ou la conception de Dieu :

  • Pour l’islam, Dieu est absolument transcendant; il se situe bien au-delà de tout ce qui existe et il dépasse infiniment toutes nos catégories de pensée. Allah est « Seigneur des Mondes, Bienfaiteur miséricordieux, Souverain du Jour du Jugement » (Le Coran, Sourate I). Il n’est certes pas indifférent de savoir que le mot Islam signifie textuellement « soumission », remise totale de soi à Allah et obéissance à ses décrets.
  • Dans la religion juive, Yahvé fut d’abord considéré comme le chef national des Juifs et le Dieu de l’Alliance avec Israël; puis, au cours des siècles, il finit par devenir le Dieu unique et universel, comme en témoignent des Livres prophétiques comme Isaïe.
  • Dans l’ensemble des religions du monde, il existe bien d’autres conceptions de Dieu, allant d’un être personnel, voire intime, au Dieu impersonnel, énergie cosmique ou esprit diffus dans la matière.

Et nous chrétiens, quelle est la conception de Dieu qui nous caractérise ou nous distingue? Quel est le premier trait que nous lui attribuons? Pour répondre à cette question, nous allons remonter aux sources de notre foi en vue d’examiner comment Jésus et les premiers chrétiens ont perçu Dieu.

Dieu, un père aimant

Le retour de l'enfant prodigue

Rembrandt
Le retour de l’enfant prodigue
Musée de l’Ermitage
Saint-Pétersbourg

C’est Jésus lui-même qui a appris à ses disciples à considérer Dieu comme un père, et un père qui aime ses enfants. En effet, Jésus lui-même a donné à Dieu le titre de Père, ou mieux encore, de papa, utilisant ainsi un mot familier que les enfants d’Israël adressaient à leur père terrestre.

C’est le sens du mot araméen « Abba ». Jésus et ses disciples parlaient araméen, tout comme le peuple d’Israël en Palestine à cette époque.

L’évangéliste Marc nous rapporte cette prière de Jésus : « Abba, Père, tout t’est possible, éloigne de moi cette coupe… » (Mc 14,36). Selon l’analyse des Évangiles, il est très probable que Jésus s’est toujours adressé à Dieu ainsi (Mt 11,251).

On n’a jamais trouvé dans toute la littérature religieuse avant Jésus un homme qui ait osé dire « papa » à Dieu. Il s’agit d’une expression dénotant une réelle intimité et une tendre confiance.

Mais ce qui est étonnant, c’est que Jésus a demandé à ses disciples de s’adresser à Dieu de la même façon. Un jour, un de ses disciples lui demande : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l’a appris à ses disciples ». Il leur dit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton Règne vienne… » (Lc 11,1-2).

Dans sa prière, le chrétien est invité à s’adresser à Dieu en lui donnant le titre de Père. Il doit avoir la confiance de l’enfant qui s’adresse à son père en toute spontanéité, sachant qu’il est aimé inconditionnellement. Tel est le Dieu de Jésus Christ; tel est le nôtre aussi!

Dans l’Église primitive, saint Paul a bien compris cette caractéristique du Dieu des chrétiens :

  • Dans l’Épître aux Galates, il écrit à ceux-ci : « Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie Abba (papa) » (Ga 4,6);
  • Dans l’Épître aux Romains : « vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier Abba » (Rm 8,15);

En Jésus Christ, nous devenons fils adoptifs, ou encore enfants de Dieu, comme l’écrit saint Jean : « Voyez quel grand amour nous a donné le Père, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu…, car nous le sommes » (1 Jn 3,1-2). C’est d’ailleurs le même auteur qui affirme que « Dieu est amour » (1 Jn 4,8).

Si dans notre prière nous pouvons appeler Dieu Père, nous pouvons aussi vraiment le considérer dans notre vie quotidienne comme un père qui nous aime d’un amour spécial, tous et chacun. Pour nous, le temps est donc fini de concevoir Dieu comme un juge impitoyable, un policier qui nous surveille; ou encore de le craindre et d’avoir peur de lui. De tels sentiments sont contraires à la confiance naturelle d’un enfant face à son père qui l’aime.

Un Dieu devenu proche en Jésus Christ

En plus de s’adresser à Dieu en tant que Père, Jésus a montré le vrai visage de Dieu en agissant en parfaite conformité avec sa volonté. Dans sa vie terrestre, il a toujours été en contact profond avec le Père et il a exprimé de façon exemplaire comment Dieu se comporte dans ses relations avec l’ensemble de l’humanité.

La fille de Jaïre

La fille de Jaïre
Auteur : Bernadette Lopez
evangile-et-peinture.org

Par exemple, Jésus a montré comment Dieu, dans son amour, se fait proche des pauvres, des petits, des malades, des pécheurs, des exclus… Entre autres :

  • son accueil de la femme adultère (Jn 8,3-112);
  • son souci de soulager la souffrance humaine (à preuve, ses nombreux miracles de guérison);
  • son attitude face aux pauvres  : « Dieu m’a envoyé porter la bonne nouvelle aux pauvres » (Lc 4,183);
  • son ouverture pleine de sollicitude face aux étrangers : la Samaritaine (Jn 4,1-424);
  • son pardon à l’égard des pécheurs : le larron en croix (Lc 23,39-435).

Mais survient le drame de la croix. Les disciples sont découragés, abattus par le scandale de la mort violente de Jésus. Ils sont profondément blessés dans leur espérance par rapport à l’homme de Nazareth qui avait commencé à révolutionner les perspectives religieuses et sociales du peuple d’Israël. Ils avaient vraiment cru que c’était lui le Messie tant attendu qui rétablirait la splendeur d’Israël et sa prédominance parmi les autres peuples. Tant d’espoirs déçus en quelques jours…

Jésus ressuscité présent dans la Communauté

Le don de l'Esprit

Le don de l’Esprit
Auteur : Bernadette Lopez
evangile-et-peinture.org

Mais voilà que des événements mystérieux viennent surprendre les disciples dans leur découragement. Jésus se manifeste à eux de multiples façons. Ils se mettent alors à affirmer avec assurance et conviction : « Jésus est vivant! Le Christ est ressuscité! »  Ils en font une expérience profonde qui les transforme totalement.

Ils reçoivent le don de l’Esprit qui leur fait saisir de façon vitale la présence du Christ parmi eux et en eux (Ac 2,1-136). Ils expérimentent aussi la puissance du Christ à l’œuvre dans leur propre action : le Ressuscité agit en eux et par eux. Quand ils réalisent des miracles, c’est par lui qu’ils les accomplissent : « Ce n’est pas par notre puissance ou grâce à notre piété que nous avons fait marcher cet homme…, c’est par la foi au nom de Jésus » (Ac 3,127; Ac 3,68; Ac 4,109; Ac 4,1610; Ac 9,3411).

Ils ont aussi la conviction que c’est le Christ ressuscité qui les inspire et les seconde dans leur prédication : « Ils annonçaient la Bonne Nouvelle du Seigneur Jésus. La main du Seigneur les secondait, et grand fut le nombre de ceux qui embrassaient la foi et se convertissaient au Seigneur » (Ac 11,21). Par ces textes et par bien d’autres, on constate que les premiers disciples ont vraiment conscience que Jésus ressuscité agit par eux en leur communiquant sa puissance. C’est pourquoi ils sont pleins d’assurance, comme se plaît à le répéter saint Luc dans le livre des Actes des Apôtres.

« …ils reçurent le nom de chrétiens »

La communautéLes premiers disciples deviennent tellement enflammés par la conviction que le Christ ressuscité les habite et qu’ils agissent par lui, que les gens des alentours, en les voyant parler et agir, leur donnent un sobriquet. On dit d’eux qu’ils sont des chrétiens (christianoi en grec), c’est-à-dire des partisans ou des adeptes du Christ.

En effet, ce nom fut donné aux disciples du Christ vers l’an 35 à Antioche : « C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de chrétiens » (Ac 11,26). C’est sans doute parce que les disciples ne cessaient de parler du Christ, de se réclamer de lui; et aussi parce que toute leur vie était imprégnée de leur amour du Christ. Ce sobriquet est devenu pour eux un titre de gloire et d’honneur.

Saint Paul n’emploie pas le mot « chrétiens » pour désigner les disciples. Mais pour lui, la vie chrétienne se résume dans les expressions « être avec le Christ », « être dans le Christ », « être participant du Christ ressuscité », « être membre de son Corps ». Le Christ ressuscité, c’est toute la vie d’un chrétien :  « Ce n’est plus moi qui vis, affirme saint Paul, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20).

Le Seigneur Jésus est l’Emmanuel (Dieu-avec-nous)

Christ - Icône contemporainePour les premiers chrétiens, Jésus Christ n’est plus seulement le Messie attendu; par sa résurrection il est devenu le Seigneur, le Sauveur du monde, le Fils de Dieu « avec puissance » (Rm 1,4).

Peu à peu, on transpose sur Jésus Christ les titres et les prérogatives qui sont celles de Dieu dans l’Ancien Testament. C’est maintenant le Seigneur Jésus qui communique l’Esprit (Ac 2,3312) et qui accorde le salut (Ac 4,1213). Dieu le Père, en ressuscitant Jésus d’entre les morts, lui a donné une autorité sur toutes créatures, visibles et invisibles (Ep 1,21-2314).

L’attribution à Jésus du nom de Seigneur a comme conséquence de faire en sorte que tous les titres donnés à Dieu, sauf celui de Père, peuvent maintenant être conférés à Jésus.

En effet, en attribuant à Jésus le titre de Seigneur, les premiers chrétiens affirmaient sa divinité. Jésus le Seigneur est Fils de Dieu au sens strict, Dieu fait homme, possédant toutes les prérogatives de la divinité.

Conclusion

Qui donc est le Dieu des Chrétiens? C’est Dieu le Père, « Créateur du Ciel et de la terre » et son Fils Jésus Christ, le Ressuscité, Dieu au même titre que le Père. Mais c’est aussi l’Esprit qui « est Seigneur et donne la vie; il procède du Père et du Fils », selon l’affirmation du Credo.

Icône de la Trinité

Icône de la Trinité
Monastère Saint-Antoine

Est-ce dire que nous croyons en trois dieux? Bien sûr que non! Notre foi chrétienne porte essentiellement sur le Dieu trinitaire : un seul Dieu Père, Fils et Esprit. Qu’est-ce à dire? Le Dieu en qui nous croyons n’est pas solitaire; il est un Dieu de communion, un Dieu défini par l’amour.

Dieu est trinitaire dans son être même; il est un être de relation. Il est vivante communion en lui-même, et capable par le fait même de communion et d’amour avec les êtres humains qu’il a créés « à son image et à sa ressemblance » (Gn 1,26). Étant le Dieu de la relation, il invite ses créatures à entrer en relation avec lui et avec les autres. Il y a là un grand mystère certes, mais un mystère de la profondeur de l’être de Dieu et de son amour.

Ce qui nous caractérise comme chrétiens ou disciples du Christ, ce n’est pas que nous croyons en Dieu; les Musulmans et les Juifs y croient également. C’est que nous croyons aussi en Jésus Christ, Seigneur des vivants et des morts et en l’Esprit qu’il a « répandu » sur ses disciples (Ac 2,3215). L’Emmanuel, le Dieu présent à l’expérience chrétienne, c’est à la fois Dieu le Père et son Fils Jésus Christ qui assiste et dynamise les croyants par son Esprit.

Le Dieu de notre salut, le Dieu de notre avenir, c’est le Dieu Trinité qui, dans le mystère pascal du Ressuscité, nous appelle constamment et dès ici-bas à passer de la servitude à la liberté, des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie.

  1. Mt 11,25
    11:25 En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit: “Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits.
    TOB

  2. Jn 8,3-11
    8:3 Jeanne, femme de Chouza, intendant d’Hérode, Suzanne et beaucoup d’autres qui les aidaient de leurs biens. 8:4 Comme une grande foule se réunissait et que de toutes les villes on venait à lui, il dit en parabole: 8:5 “Le semeur est sorti pour semer sa semence. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin; on l’a piétiné et les oiseaux du ciel ont tout mangé. 8:6 D’autre grain est tombé sur la pierre; il a poussé et séché, faute d’humidité. 8:7 D’autre grain est tombé au milieu des épines; en poussant avec lui, les épines l’ont étouffé. 8:8 D’autre grain est tombé dans la bonne terre; il a poussé et produit du fruit au centuple.” Sur quoi Jésus s’écria: “Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende!” 8:9 Ses disciples lui demandèrent ce que signifiait cette parabole. 8:10 Il dit: “A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu; mais pour les autres, c’est en paraboles, pour qu’ils voient sans voir et qu’ils entendent sans comprendre. 8:11 “Et voici ce que signifie la parabole: la semence, c’est la parole de Dieu.
    TOB

  3. Lc 4,18
    4:18 L’Esprit du Seigneur est sur moi parce qu’il m’a conféré l’onction pour annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé proclamer aux captifs la libération et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer les opprimés en liberté.
    TOB

  4. Jn 4,1-42
    4:1 Quand Jésus apprit que les Pharisiens avaient entendu dire qu’il faisait plus de disciples et en baptisait plus que Jean, 4:2 – à vrai dire, Jésus lui-même ne baptisait pas, mais ses disciples – 4:3 il quitta la Judée et regagna la Galilée. 4:4 Or il lui fallait traverser la Samarie. 4:5 C’est ainsi qu’il parvint dans une ville de Samarie appelée Sychar, non loin de la terre donnée par Jacob à son fils Joseph, 4:6 là même où se trouve le puits de Jacob. Fatigué du chemin, Jésus était assis tout simplement au bord du puits. C’était environ la sixième heure. 4:7 Arrive une femme de Samarie pour puiser de l’eau. Jésus lui dit: “Donne-moi à boire.” 4:8 Ses disciples, en effet, étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger. 4:9 Mais cette femme, cette Samaritaine, lui dit: “Comment? Toi, un Juif, tu me demandes à boire à moi, une femme samaritaine!” Les Juifs, en effet, ne veulent rien avoir de commun avec les Samaritains. 4:10 Jésus lui répondit: “Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire, c’est toi qui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive.” 4:11 La femme lui dit: “Seigneur, tu n’as pas même un seau et le puits est profond; d’où la tiens-tu donc, cette eau vive? 4:12 Serais-tu plus grand, toi, que notre père Jacob qui nous a donné le puits et qui, lui-même, y a bu ainsi que ses fils et ses bêtes?” 4:13 Jésus lui répondit: “Quiconque boit de cette eau-ci aura encore soif; 4:14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle.” 4:15 La femme lui dit: “Seigneur, donne-moi cette eau pour que je n’aie plus soif et que je n’aie plus à venir puiser ici.” 4:16 Jésus lui dit: “Va, appelle ton mari et reviens ici.” 4:17 La femme lui répondit: “Je n’ai pas de mari.” 4:18 Jésus lui dit: “Tu dis bien: Je n’ai pas de mari; tu en as eu cinq et l’homme que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai.” 4:19 – “Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es un prophète. 4:20 Nos pères ont adoré sur cette montagne et vous, vous affirmez qu’à Jérusalem se trouve le lieu où il faut adorer.” 4:21 Jésus lui dit: “Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. 4:22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. 4:23 Mais l’heure vient, elle est là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; tels sont, en effet, les adorateurs que cherche le Père. 4:24 Dieu est esprit et c’est pourquoi ceux qui l’adorent doivent adorer en esprit et en vérité.” 4:25 La femme lui dit: “Je sais qu’un Messie doit venir – celui qu’on appelle Christ. Lorsqu’il viendra, il nous annoncera toutes choses.” 4:26 Jésus lui dit: “Je le suis, moi qui te parle.” 4:27 Sur quoi les disciples arrivèrent. Ils s’étonnaient que Jésus parlât avec une femme; cependant personne ne lui dit “Que cherches-tu?” ou Pourquoi lui parles-tu? 4:28 La femme alors, abandonnant sa cruche, s’en fut à la ville et dit aux gens: 4:29 “Venez donc voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ?” 4:30 Ils sortirent de la ville et allèrent vers lui. 4:31 Entre-temps, les disciples le pressaient: “Rabbi, mange donc.” 4:32 Mais il leur dit: “J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.” 4:33 Sur quoi les disciples se dirent entre eux: “Quelqu’un lui aurait-il donné à manger?” 4:34 Jésus leur dit: “Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. 4:35 Ne dites-vous pas vous-mêmes: Encore quatre mois et viendra la moisson? Mais moi je vous dis: levez les yeux et regardez; déjà les champs sont blancs pour la moisson! 4:36 Déjà le moissonneur reçoit son salaire et amasse du fruit pour la vie éternelle, si bien que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. 4:37 Car en ceci le proverbe est vrai, qui dit: L’un sème, l’autre moissonne. 4:38 Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucune peine; d’autres ont peiné et vous avez pénétré dans ce qui leur a coûté tant de peine.” 4:39 Beaucoup de Samaritains de cette ville avaient cru en lui à cause de la parole de la femme qui attestait: “Il m’a dit tout ce que j’ai fait.” 4:40 Aussi, lorsqu’ils furent arrivés près de lui, les Samaritains le prièrent de demeurer parmi eux. Et il y demeura deux jours. 4:41 Bien plus nombreux encore furent ceux qui crurent à cause de sa parole à lui; 4:42 et ils disaient à la femme: “Ce n’est plus seulement à cause de tes dires que nous croyons; nous l’avons entendu nous-mêmes et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde.”
    TOB

  5. Lc 23,39-43
    23:39 L’un des malfaiteurs crucifiés l’insultait: “N’es-tu pas le Messie? Sauve-toi toi-même et nous aussi!” 23:40 Mais l’autre le reprit en disant: “Tu n’as même pas la crainte de Dieu, toi qui subis la même peine! 23:41 Pour nous, c’est juste: nous recevons ce que nos actes ont mérité; mais lui n’a rien fait de mal.” 23:42 Et il disait: “Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras comme roi.” 23:43 Jésus lui répondit: “En vérité, je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis.”
    TOB

  6. Ac 2,1-13
    2:1 Et vous, qui étiez morts à cause de vos fautes et des péchés 2:2 où vous étiez autrefois engagés, quand vous suiviez le dieu de ce monde, le prince qui s’interpose entre ciel et terre, l’esprit qui agit maintenant parmi les rebelles… 2:3 Nous étions de ce nombre, nous tous aussi, qui nous abandonnions jadis aux désirs de notre chair: nous faisions ses volontés, suivions ses impulsions, et nous étions par nature, tout comme les autres, voués à la colère. 2:4 Mais Dieu est riche en miséricorde; à cause du grand amour dont il nous a aimés, 2:5 alors que nous étions morts à cause de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ – c’est par grâce que vous êtes sauvés -, 2:6 avec lui, il nous a ressuscités et fait asseoir dans les cieux, en Jésus Christ. 2:7 Ainsi, par sa bonté pour nous en Jésus Christ, il a voulu montrer dans les siècles à venir l’incomparable richesse de sa grâce. 2:8 C’est par la grâce, en effet, que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi; vous n’y êtes pour rien, c’est le don de Dieu. 2:9 Cela ne vient pas des œuvres, afin que nul n’en tire orgueil. 2:10 Car c’est lui qui nous a faits; nous avons été créés en Jésus Christ pour les œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance afin que nous nous y engagions. 2:11 Souvenez-vous donc qu’autrefois, vous qui portiez le signe du paganisme dans votre chair, vous que traitaient d'”incirconcis” ceux qui se prétendent les “circoncis”, à la suite d’une opération pratiquée dans la chair, 2:12 souvenez-vous qu’en ce temps-là, vous étiez sans Messie, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. 2:13 Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui jadis étiez loin, vous avez été rendus proches par le sang du Christ.
    TOB

  7. Ac 3,12
    3:12 A cette vue, Pierre s’adressa au peuple: “Israélites, pourquoi vous étonner de ce qui arrive? ou pourquoi nous fixer, nous, comme si c’était par notre puissance ou notre piété personnelles que nous avions fait marcher cet homme?
    TOB

  8. Ac 3,6
    3:6 Pierre lui dit: “De l’or ou de l’argent, je n’en ai pas; mais ce que j’ai, je te le donne: au nom de Jésus Christ, le Nazôréen, marche!”
    TOB

  9. Ac 4,10
    4:10 Sachez-le donc, vous tous et tout le peuple d’Israël, c’est par le nom de Jésus Christ, le Nazôréen, crucifié par vous, ressuscité des morts par Dieu, c’est grâce à lui que cet homme se trouve là, devant vous, guéri.
    TOB

  10. Ac 4,16
    4:16 “Qu’allons-nous faire de ces gens-là? se disaient-ils. En effet, ils sont bien les auteurs d’un miracle évident: la chose est manifeste pour toute la population de Jérusalem, et nous ne pouvons pas la nier.
    TOB

  11. Ac 9,34
    9:34 Pierre lui dit: “Énée, Jésus Christ te guérit. Lève-toi et fais toi-même ton lit!” Et il se leva aussitôt.
    TOB

  12. Ac 2,33
    2:33 Exalté par la droite de Dieu, il a donc reçu du Père l’Esprit Saint promis et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez.
    TOB

  13. Ac 4,12
    4:12 Il n’y a aucun salut ailleurs qu’en lui; car aucun autre nom sous le ciel n’est offert aux hommes, qui soit nécessaire à notre salut.
    TOB

  14. Ep 1,21-23
    1:21 Bien au-dessus de toute Autorité, Pouvoir, Puissance, Souveraineté et de tout autre nom qui puisse être nommé, non seulement dans ce monde, mais encore dans le monde à venir. 1:22 Oui, il a tout mis sous ses pieds et il l’a donné, au sommet de tout, pour tête à l’Église 1:23 qui est son corps, la plénitude de celui que Dieu remplit lui-même totalement.
    TOB

  15. Ac 2,32
    2:32 Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité, nous tous en sommes témoins.
    TOB