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Une lecture poétique de la parabole du Fils prodigue


8 décembre 2010

La relecture de la parabole du Fils prodigue : série de brèves réflexions du Fils après son retour à la maison du Père.

Les carnets du Fils prodigue, Guy Luisier, DDB, 2009, 118 p.

Les carnets du Fils prodigueVoici un texte habité par la Parole de Dieu. L’auteur nous propose une lecture poétique de la parabole du Fils prodigue. L’intérêt de sa réflexion vient des nombreuses références implicites à quantité d’autres textes bibliques (près d’une centaine). Leurs références sont données en bas de page. Ainsi le texte de la parabole s’enrichit de quantité d’harmoniques qui lui donnent une ampleur insoupçonnée.

Bien qu’il fasse référence à une vingtaine de livres bibliques, l’auteur en privilégie deux : les Psaumes et les Évangiles. Ses nombreuses allusions aux Psaumes font en sorte que ceux-ci se chargent d’une coloration nouvelle : ils peuvent maintenant nous parler du Fils prodigue. La prière de ces Psaumes vient du coup de s’enrichir. Nous ne pouvons plus les prier sans tenir compter du récit évangélique.

La relecture de la parabole du Fils prodigue fait aussi référence à plusieurs passages évangéliques. Ceux-ci viennent donner une dimension nouvelle à la parabole. Celle-ci s’imprime en nous en tenant compte de Cana, de l’ivraie et du bon grain, du figuier stérile, de la drachme et de la brebis perdues, du pain rompu, etc.

Le texte se présente comme une série de brèves réflexions du Fils après son retour à la maison du Père. Ce dernier tient une place importante dans ses méditations. Les relations entre les deux frères sont très habilement développées. Leur cheminement passe de la colère à l’indifférence, puis à l’attention à l’autre et finalement à la réconciliation.

Ce petit roman est d’une écriture sobre, captivante, émouvante. On est à la fois tendu vers le dénouement du récit et captivé par chaque page à savourer longuement. Un texte à lire et à relire!

Une suggestion
Faire une première lecture pour partir à la découverte de l’intrigue. Entreprendre ensuite une seconde lecture en prenant le temps d’aller consulter les références bibliques évoquées. C’est alors que ce récit donne son éclat, sa densité, sa saveur. C’est bon comme du bon pain fraîchement rompu et donné à déguster.

En conclusion, laissons la parole au Fils : « Je savais, sans oser me l’avouer, que seul le pain de mon Père pouvait me nourrir » (p. 110).

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