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Dieu comme un père porte le souci de ses enfants

Voici le deuxième d’une série de trois articles consacrés à trois prières traditionnelles. Le vocabulaire chrétien cherche à traduire ce qui caractérise la vie chrétienne et tout particulièrement la façon d’aimer, de croire et d’espérer de ceux et celles qui se reconnaissent disciples de Jésus.
L’espérance en acte peut devenir cette force qui permet de rester debout ou mieux de se relever même au cœur de l’intolérable.

Qui n’a pas entendu les mot un peu usés de cette ancienne prière : « Mon Dieu, j’espère, avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde, et si j’observe vos commandements, le bonheur éternel dans l’autre, parce que vous l’avez promis et que vous êtes fidèle dans vos promesses. Amen. »

L’espérance à vivre au cœur de la vie

Vitrail sur fond noirCette prière recèle tout de même en son cœur des mots porteurs de sens et c’est ainsi que l’espérance en acte peut devenir cette force qui permet de rester debout ou mieux de se relever même au cœur de l’intolérable.

Il peut y avoir quelque chose de doucereux dans l’espérance, mais c’est au cœur des difficultés et même parfois du tragique de la vie qu’elle prend toute sa mesure.

L’ancienne prière parle d’abord de confiance, elle parle aussi de promesse transformant l’espoir en espérance. Mais ici il faut apprendre à se méfier des formules anesthésiantes qui risquent toujours de nous sortir de la réalité.

L’espérance est à vivre au cœur de la vie, surtout au cœur de nos limites et de nos fragilités. Plus que de l’optimisme, elle repose essentiellement sur une certitude : Dieu comme un père porte le souci de ses enfants ouvrant sur tous les possibles.

Le témoignage des Pères de l’Église

Je suis toujours impressionné par ceux qu’on appelle les Pères de l’Église. Ayant vécu à proximité de la source première du christianisme ils ont été les premiers à lui donner des mots le faisant avec fraîcheur et originalité.

Saint Ambroise est de ceux-là. Il a vécu à Milan au quatrième siècle. Tout évêque qu’il était, il savait se reconnaître pécheur et le faisait en termes non équivoques. Il ne craint pas d’évoquer la boue dont il est façonné se rappelant le récit de la Genèse. Mais il sait aussi que le souffle qui l’anime est celui du Créateur. Voilà qui suffit à le soulever bien au-delà de ses pauvretés et à lui donner d’espérer contre toute espérance.

Renouveller notre confiance en Sa promesse de Vie

Comme la foi, l’espérance est un don. La foi ouvre tout naturellement sur l’espérance. Elle porte en son cœur quelque chose qui nous est offert en toute gratuité. Alors pourquoi ne pas transformer un peu l’ancienne prière en demandant humblement au Seigneur d’ouvrir largement nos cœurs au don de l’espérance. Notre renouvellons ainsi notre confiance en Sa promesse de Vie.

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