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La fête du don de l’Esprit

La Pentecôte est une fête d’origine juive dont le nom est grec… Tout ce qu’il faut pour déjà nous dire qu’il y a là quelque chose d’universel. C’est la fête du don et pour les chrétiens c’est par excellence la fête du don de l’Esprit, un don toujours nouveau.

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Ceux qui ont la chance de côtoyer des gens de culture juive savent que leur vie religieuse est rythmée de fêtes dont certaines sont hautes en couleur. Porteuses d’un enseignement, elles ont comme caractéristique d’être catéchétiques. Elles entretiennent principalement le souvenir des grands événements qui ont marqué l’histoire d’Israël.

C’est ainsi que cinquante jours après la fête de la Pâque commémorant la grande sortie d’Égypte, on célèbre les moissons par une fête appelée shavouot. C’est la fête du don des premiers fruits. Mais voilà qu’on eut l’idée d’y associer la célébration d’un autre don, celui de la Loi reçue par Moïse au Sinaï.

Shavouot est donc devenue la fête du don de la Loi. Par ailleurs, le chiffre cinquante se dit en grec pentakostè, ceux qui étaient de cette culture appelèrent Pentecôte la fête célébrée cinquante jours après Pâques.

Les premiers chrétiens étaient de culture juive. Ils avaient tout naturellement l’habitude des fêtes religieuses. En se faisant chrétiens, ils ne perdent pas la mémoire. C’est ainsi que cinquante jours après avoir célébré la résurrection du Christ, la Pâque chrétienne, ils eurent le goût, selon la coutume, de la prolonger par une fête du don.

Et cette fois on ne fête pas la Loi, mais le don de l’Esprit tout simplement parce qu’on la vu à l’oeuvre dans l’Église naissante. L’Esprit est alors reconnu comme le premier et le plus beau fruit de la résurrection.

Vent - EspritMais comment parler de l’Esprit? Comment en saisir la réalité? La Bible emploie diverses images pour le décrire. On le verra doux comme une colombe, fort comme un feu dévorant qui réchauffe, éclaire et guide, comme l’huile qui rend souple, comme l’eau qui entretient la vie ou le souffle qu’on ne peut voir. Les Écritures cherchent ainsi à en traduire les effets et c’est bien sous ce rapport que l’Esprit se donne à comprendre.

D’ailleurs c’est l’expérience décisive que fait la communauté  des premiers disciples au lendemain de la résurrection. La peur les a quittés. Ils sortent au grand jour annoncer que Jésus est vivant. Leur message est compris, la barrière des langues est abolie.

Les croyants qu’ils sont deviennent des témoins et produisent des fruits de paix, d’amour et de joie. À n’en pas douter, l’Esprit promis par Jésus leur a été donné. Le fêter à la manière juive est tout naturel.

Or, aujourd’hui encore, comme hier, des croyants témoignent, des barrières sont abolies, des fruits de paix et d’amour sont récoltés tout simplement parce que l’Esprit est encore offert et qu’il est reçu comme un don toujours nouveau. Faut-il s’étonner alors que cinquante jours après Pâques nous ayons, nous aussi – à la manière juive – le goût de célébrer la fête du don de l’Esprit!


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