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Un homme qui sort de l’ordinaire

Jésus, dans son humanité, devient l’authentique visage de Dieu, sa plus belle icône. « Qui m’a vu a vu le Père » dira-t-il à Philippe.

Si Jésus est reconnu aisément comme un spécialiste en humanité, cela n’en fait pas pour autant un Dieu. Pourtant, son histoire nous apprend qu’il en est la parfaite image.

Jésus, un spécialiste en humanité

Jésus de NazarethRares sont ceux qui ne reconnaissent pas en Jésus un homme sortant de l’ordinaire.

Comment ne pas simplement admirer son humanité, son attention aux petits, aux opprimés, son souci d’égalité, son rejet de toute discrimination.

Mais reconnaître ainsi que Jésus est un spécialiste en humanité n’en fait pas pour autant un Dieu et pour beaucoup, si grand soit-il, il ne demeure qu’un homme. Par ailleurs ceux qui se reconnaissent comme ses disciples, disent de lui qu’il est Fils de Dieu. Mais est-ce si évident?

Effectivement les chrétiens se sont habitués – on s’habitue à tout – à affirmer que Jésus est Fils de Dieu, reconnaissant ainsi qu’il est Dieu. Évidemment les propos de Jésus lui-même y invitent. Mais cette contemplation de la dimension divine de Jésus conduit bien souvent à négliger son côté humain. Celui-ci devient alors secondaire et même, pour plusieurs encombrant, comme si le fait de reconnaître l’humanité de Jésus devenait un obstacle à l’affirmation de sa divinité.

Dimension humaine, dimension divine

Il s’agit pourtant de deux dimensions essentielles (humanité et divinité) à la réalité de Jésus, mais elles dérangent et ce n’est pas d’hier. D’ailleurs quand Jésus soulève des questions sur son identité, quand par exemple il demande à ses disciples : « Et vous que dites vous, pour vous qui suis-je? », les réponses sont quelque peu embrouillées. En fait ce qui gêne tient surtout au rapport que les dimensions humaine et divine tiennent entre elles et les problèmes viennent quand on s’éloigne de l’unique source qui nous permet d’entrer dans le mystère de Jésus.

Témoins de sa vie et de sa résurrection

Le théologien suisse Hans Küng résume en quelques mots l’essentiel du message chrétien : « C’est l’histoire très concrète du juif Jésus de Nazareth, celui qui est pour les chrétiens le “messie”, “l’oint” ».

Ce que nous savons de Jésus nous vient essentiellement des personnes qui l’ont fréquenté dans l’intimité et qui ont cru en lui. Il n’a rien écrit et n’a laissé que des témoins qui ont transmis avec soin l’essentiel de ses propos, des témoins prêts à affirmer, au risque de leur propre vie, que Dieu l’a ressuscité. Ses gestes et ses paroles se retrouvent alors authentifiées.

Le Dieu de tous

Or en leur coeur se trouve affirmé une certitude. À travers les siècles, Dieu a cheminé avec le peuple qu’il s’est choisi et en Jésus, il achève de lui parler. Il nous révèle ainsi qu’il est le Dieu non seulement d’Israël, mais de tous.

C’est ainsi que Jésus dans son humanité devient l’authentique visage de Dieu, sa plus belle icône. « Qui m’a vu a vu le Père, dira-t-il à Philippe. Je suis le chemin, la vérité et la vie », affirmera-t-il aussi donnant clairement à comprendre qu’il est l’incontournable voie donnant d’entrer en communion avec Dieu. Jésus n’est pas un dogme de foi, il est quelqu’un. Il est surtout le Seigneur de tous, par qui Dieu a envoyé à Israël la Bonne Nouvelle de la paix (Ac 10,36).

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