Conçu du Saint-Esprit, né de la Vierge Marie La double nature divine et humaine de Jésus

Troisième d’une série de douze articles publiés dans l’édition nationale du Feuillet Paroissial sur le thème « Des mots nouveaux pour dire le Credo ».
Un article de foi qui concerne la double nature divine et humaine de Jésus.

La résurrection de Jésus

La résurrection de Jésus a projeté sur sa personne une lumière qui a permis de dévoiler un peu le mystère de son identité, tout en laissant perdurer des zones d’ombre.

À partir du témoignage de ceux qui ont rencontré le Ressuscité, on s’est mis à regarder d’un oeil différent les faits et les enseignements de Jésus pour y découvrir l’unité et la continuité de la révélation de Dieu et de son plan de salut pour l’humanité.

On a ainsi réalisé que la résurrection du Christ était le point de départ de la recréation de l’être humain à l’image de Jésus ressuscité, le Fils bien-aimé. Il apparaissait alors que Jésus était le don de Dieu par excellence ou, autrement dit, Dieu qui se donne lui-même sans rien perdre de son être en assumant la condition humaine et ses limites.

Le mystère de l’incarnation

Auteur : Bernadette Lopez
evangile-et-peinture.org

C’est ce mystère de l’incarnation, ou du don de Dieu fait aux humains, qui est présent dans la profession de foi en la conception virginale de Jésus : Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme. Cet article de foi, établi par les conciles de Nicée et de Constantinople au 4e siècle, concerne la double nature divine et humaine de Jésus.

En affirmant que Jésus a été conçu du Saint-Esprit, selon la formulation quelque peu différente du Symbole des apôtres, on signifie que la conception de Jésus relève d’un acte de l’Esprit créateur de Dieu. En croyant que le Fils de Dieu est né de la Vierge Marie, on affirme que Jésus est réellement homme. Son corps n’est pas une simple apparence.

Né de la Vierge Marie

La virginité de Marie découle de cette foi en Jésus vrai Dieu et vrai homme. Le Saint de Dieu a été formé dans le sein d’une femme qui était en pleine communion de cœur, de pensée, de volonté avec Dieu. La virginité, avant d’être quelque chose de physique, est d’abord une affaire de sainteté.

Le Fils de Dieu est né d’une femme, Marie, dont l’être personnel était tout entier habité par le désir de Dieu, au point de s’offrir à Lui en toute liberté pour qu’Il fasse sa demeure en elle. Ainsi Marie donnait au Fils de Dieu un vrai corps lui permettant de rencontrer les êtres humains dans le concret de leur existence, et de conclure ainsi l’alliance nouvelle de Dieu avec l’humanité.