Le livre des louanges Entrer dans les Psaumes

Le bibliste André Wénin a rassemblé dans cet ouvrage quelques communications scientifiques antérieures. Il se dégage aussi de la pensée de l’auteur une approche spirituelle du psautier qui peut nourrir la prière des psaumes.

Le livre des louanges – Entrer dans les Psaumes, André Wénin, Éd. Lumen Vitae, Collection Écritures, 2001, 164 p.

Le bibliste André Wénin a rassemblé dans cet ouvrage quelques communications scientifiques antérieures. C’est donc dire que le degré de difficulté de lecture est quelque peu élevé, mais abordable pour qui a une formation de base en études bibliques. Un effort soutenu de lecture récompensera grandement toute personne qui prendra le temps d’ouvrir cet ouvrage.

Au point de départ…

Au point de départ, l’auteur donne, avec de nombreux exemples, quelques caractéristiques de la poésie hébraïque : la répétition, le parallélisme et la symétrie. Suivent deux chapitres consacrés à la supplication et à la louange, les deux formes de psaumes les plus répandues :

Un tout bien charpenté

Le cœur de l’ouvrage nous entraîne à découvrir que le Psautier est un tout bien charpenté, qu’un rédacteur final a organisé avec soin. L’auteur s’en tiendra, pour sa part, à la présentation articulée des Psaumes 1 et 2 qui, selon lui, deviennent l’ouverture solennelle du Psautier. Ainsi le livre des psaumes nous offre une voie de bonheur : « Heureuse la personne qui se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit ».

Voie de bonheur, voie de salut

Ainsi, dès le départ du Psautier, une voie de bonheur et de salut est offerte, chemin que « les méchants ne veulent pas suivre ». La lutte contre le mal est amorcée. Aux prises avec le mal, quand une personne est écrasée par « les méchants », elle supplie Dieu de la délivrer. Quand Dieu répond, la libère, alors éclate la louange, signe de la vie qui triomphe de la mort : l’exode se renouvelle; la Mort et la Résurrection du Christ triomphe de toutes formes de mal, de mort, de toutes les forces de mal et de mort.

Puis l’auteur nous entraîne à la fin du psautier, nous présentant les Ps 148, 149 et 150 comme l’extension universelle de la louange à la suite de la victoire sur le mal. Un chapitre commente le Ps 21 (22) où le cri de supplication se termine en louange.

Un autre point d’intérêt réside dans le chapitre consacré aux psaumes d’imprécation : « Prier la violence? Les psaumes de vengeance ». C’est la meilleure présentation des psaumes d’imprécation que je connaisse.

En conclusion

Je le disais au point de départ : voici un ouvrage un peu technique, mais abordable, surtout un ouvrage qui enrichira beaucoup le lecteur(trice) persévérant(e). Il se dégage aussi de la pensée de l’auteur une approche spirituelle du psautier qui peut nourrir la prière des psaumes.