Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu ? Job, la souffrance et nous

Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu : une réflexion sur le mystère de la souffrance à l’aide du livre de Job.

Qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu? – Job, la souffrrance et nous, Marie-Noëlle Thabut, DDB, 2006, 112 p.

Marie-Noëlle Thabut présente le livre de Job comme un procès. On y trouve un plaignant (Job), un accusé (Dieu) et des avocats (les amis de Job). Son ouvrage est divisé en trois parties : Job le souffrant, le croyant et le croyant écartelé.

Le souffrant

Dans le livre de Job, on trouve l’expression de la souffrance humaine sous toutes ses formes : la douleur, la solitude, les moqueries, les faux consolateurs, etc.

Job crie sa souffrance, l’incompréhension de ses amis, le silence de Dieu.

La bible ne censure pas l’expression parfois excessive ou sauvage de la douleur, car on peut tout dire à Dieu!

Le croyant

Dans la deuxième partie, Marie-Noëlle Thabut expose les caractéristiques majeures de la foi d’Israël telles qu’on les retrouve tout au long de la bible : l’alliance, Dieu créateur, Dieu, juste, Dieu libérateur, la Sagesse, chemin du vrai bonheur, la doctrine de la rétribution. Et tous ces thèmes se retrouvent dans le livre de Job qui devient un résumé de la foi d’Israël.

Le croyant écartelé

Job observe les faits

Job le souffrant crie son innocence dans ses malheurs. Ses amis reprennent la théologie traditionnelle contenue dans le premier Testament, le thèse de la rétribution : si Dieu a frappé Job de tous ces maux, c’est qu’il le méritait, car Dieu récompense les bons et punit les méchants. Job de son côté continue de se déclarer innocent et refuse cette théologie de la rétribution. Non seulement, il est innocent mais il constate que d’autres justes souffrent et que des méchants, nombreux, connaissent une vie heureuse et prospère.

Job se questionne et questionne Dieu

Pour Job, le croyant, Dieu existe, c’est certain. Alors pourquoi le mal, la souffrance et le silence Dieu. Tout en accusant Dieu, il lui demande de l’éclairer. Alors Dieu rompt le silence et lui expose les beautés et la complexité de la création. À son tour, Dieu interroge Job : où étais-tu quand j’ai créé l’univers? Job vient de rencontrer Dieu dans sa souffrance. Il réalise que la seule voie de salut dans l’épreuve, c’est de mettre sa confiance en Dieu.

En conclusion

En conclusion, Marie-Noëlle Thabut présente Job comme un homme d’espérance. Le livre de Job ne répond pas à la question de l’origine de la souffrance. Gémir, pleurer, prier, ce n’est pas lâche quand on connaît l’épreuve. Si Dieu est silencieux, il n’est pas absent dans nos jours sombres. Parfois, il faut se taire pour rencontrer Dieu dans le silence.