Une Église missionnaire

Imprimer

Une Église de baptisés efficaces se doit d’être en perpétuelle « conversion »


17 août 2012


Troisième d’une série de 10 chroniques sur les défis des premières communautés chrétiennes à la lumière du Nouveau Testament.
Les façons de s’y prendre peuvent et doivent changer au cours des époques, afin de relever le défi de l’actualisation de l’Évangile.

Poursuivre la mission de Jésus en son absence physique constituait tout un défi pour les apôtres et pour l’ensemble des disciples endeuillés. L’Évangile en est témoin.

Rayons de soleilEn effet, avant les apparitions du Ressuscité, on nous dit que les femmes allaient pleurer au tombeau (Mt 28,11; Mc 16,12; Lc 24,13; Jn 20,14) et que les hommes retournèrent, désillusionnés, à leurs filets de pêche (Jn 215) :

  • Comment croire et annoncer la bonne nouvelle?
  • Comment lutter pour la justice et vivre la fraternité?
  • Comment prier, tout court, sans Jésus à leurs côtés?

La passivité et l’abandon de la mission se résument bien dans ces propos des disciples sur le chemin d’Emmaüs :

« Nous espérions, nous, que c’était lui qui allait délivrer Israël; mais avec tout cela, voilà le troisième jour depuis que ces choses sont arrivées » (Lc 24,21).

De la résignation à la poursuite de la mission

Les disciples, hommes et femmes, regrettent avec douleur leur passé vécu avec Jésus « selon la chair ». Il leur a fallu apprendre à le laisser partir pour mener à bien la mission, accompagnés par la présence du Christ « selon l’Esprit ».

C’est l’expérience du Ressuscité dans leurs vies qui les encourage à oser « avancer au large » et à « jeter les filets en eau profonde ».

  • Paysage - RefletLe premier pas à faire pour s’engager dans la mission des baptisés, c’est d’ouvrir les yeux et le cœur pour reconnaître la présence rassurante et dynamisante du Ressuscité dans nos vies. Sans cela, c’est le désespoir et la peur qui nous guettent et qui, en nous paralysant, étouffent notre élan missionnaire.
  • Apprivoiser le fait incontournable que les conditions changent alors que la mission demeure la même est le second pas à faire pour exercer librement et avec créativité la mission des baptisés.

L’Église apprend dès le départ qu’il lui faut changer et s’adapter constamment aux nouvelles situations afin de rester fidèle à la mission des origines.

Comme Marie Madeleine, qui s’agrippe aux pieds du Ressuscité (Jn 20,11-186), il nous faut apprendre à laisser aller certaines façons, coutumes et structures, pour embrasser d’autres plus adéquates aux besoins du Royaume aujourd’hui. Il faut du discernement et de l’audace.

Une Église de baptisés efficaces se doit d’être en perpétuelle « conversion ». Cela n’est pas manquer de respect pour les traditions; c’est au contraire honorer la raison d’être des traditions : la réussite de la mission!

Le cœur de la mission

Voilà qui constitue le cœur de la mission chrétienne, à la suite de celle de Jésus :

  • Cœur avec croixproclamer la Bonne Nouvelle;
  • créer une fraternité communautaire où se profile déjà un monde plus juste à venir;
  • célébrer cette espérance dans la prière;
  • s’engager activement dans la transformation du monde selon l’Évangile.

Les façons de s’y prendre peuvent et doivent changer au cours des époques, afin de relever le défi de l’actualisation de l’Évangile. L’organisation ecclésiale n’est pas le cœur de la mission. Les paroisses, les temples, les comités, les ministres… tout cela n’existe qu’en vue d’accomplir la mission.

Parfois il faut se réorganiser autrement, c’est tout. Au commencement, il n’y avait ni paroisse, ni temple, ni prêtre, ni agente de pastorale… ne l’oublions jamais!

  1. Mt 28,1
    28:1 Après le sabbat, au commencement du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l’autre Marie vinrent voir le sépulcre.
    TOB

  2. Mc 16,1
    16:1 Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller l’embaumer.
    TOB

  3. Lc 24,1
    24:1 et, le premier jour de la semaine, de grand matin, elles vinrent à la tombe en portant les aromates qu’elles avaient préparés.
    TOB

  4. Jn 20,1
    20:1 Le premier jour de la semaine, à l’aube, alors qu’il faisait encore sombre, Marie de Magdala se rend au tombeau et voit que la pierre a été enlevée du tombeau.
    TOB

  5. Jn 21
    21:1 Après cela, Jésus se manifesta de nouveau aux disciples sur les bords de la mer de Tibériade. Voici comment il se manifesta.
    21:2 Simon-Pierre, Thomas qu’on appelle Didyme, Nathanaël de Cana de Galilée, les fils de Zébédée et deux autres disciples se trouvaient ensemble.
    21:3 Simon-Pierre leur dit: “Je vais pêcher.” Ils lui dirent: “Nous allons avec toi.” Ils sortirent et montèrent dans la barque, mais cette nuit-là, ils ne prirent rien.
    21:4 C’était déjà le matin; Jésus se tint là sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
    21:5 Il leur dit: “Eh, les enfants, n’avez-vous pas un peu de poisson?” -“Non, lui répondirent-ils.
    21:6 Il leur dit: “Jetez le filet du côté droit de la barque et vous trouverez.” Ils le jetèrent et il y eut tant de poissons qu’ils ne pouvaient plus le ramener.
    21:7 Le disciple que Jésus aimait dit alors à Pierre: “C’est le Seigneur!” Dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, Simon-Pierre ceignit un vêtement, car il était nu, et il se jeta à la mer.
    21:8 Les autres disciples revinrent avec la barque, en tirant le filet plein de poissons: ils n’étaient pas bien loin de la rive, à deux cents coudées environ.
    21:9 Une fois descendus à terre, ils virent un feu de braise sur lequel on avait disposé du poisson et du pain.
    21:10 Jésus leur dit: “Apportez donc ces poissons que vous venez de prendre.”
    21:11 Simon-Pierre remonta donc dans la barque et il tira à terre le filet que remplissaient cent cinquante-trois gros poissons, et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se déchira pas.
    21:12 Jésus leur dit: “Venez déjeuner.” Aucun des disciples n’osait lui poser la question: “Qui es-tu?”: ils savaient bien que c’était le Seigneur.
    21:13 Alors Jésus vient; il prend le pain et le leur donne; il fit de même avec le poisson.
    21:14 Ce fut la troisième fois que Jésus se manifesta à ses disciples depuis qu’il s’était relevé d’entre les morts.
    21:15 Après le repas, Jésus dit à Simon-Pierre: “Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci?” Il répondit: “Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime”, et Jésus lui dit alors: “Pais mes agneaux.”
    21:16 Une seconde fois, Jésus lui dit: “Simon, fils de Jean, m’aimes-tu?” Il répondit: “Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime.” Jésus dit: “Sois le berger de mes brebis.”
    21:17 Une troisième fois, il dit: “Simon, fils de Jean, m’aimes-tu?” Pierre fut attristé de ce que Jésus lui avait dit une troisième fois: “M’aimes-tu?”, et il reprit: “Seigneur, toi qui connais toutes choses, tu sais bien que je t’aime.” Et Jésus lui dit: “Pais mes brebis.
    21:18 En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais jeune, tu nouais ta ceinture et tu allais où tu voulais; lorsque tu seras devenu vieux, tu étendras les mains et c’est un autre qui nouera ta ceinture et qui te conduira là où tu ne voudrais pas.”
    21:19 Jésus parla ainsi pour indiquer de quelle mort Pierre devait glorifier Dieu; et après cette parole, il lui dit: “Suis-moi.”
    21:20 Pierre, s’étant retourné, vit derrière lui le disciple que Jésus aimait, celui qui, au cours du repas, s’était penché vers sa poitrine et qui avait dit: “Seigneur, qui est celui qui va te livrer?”
    21:21 Quand il le vit, Pierre dit à Jésus: “Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il?”
    21:22 Jésus lui répondit: “Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe? Toi, suis-moi.”
    21:23 C’est à partir de cette parole qu’on a répété parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. En réalité, Jésus ne lui avait pas dit qu’il ne mourrait pas, mais bien: “Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe?”
    21:24 C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est conforme à la vérité.
    21:25 Jésus a fait encore bien d’autres choses: si on les écrivait une à une, le monde entier ne pourrait, je pense, contenir les livres qu’on écrirait.
    TOB

  6. Jn 20,11-18
    20:11 Marie était restée dehors, près du tombeau, et elle pleurait. Tout en pleurant elle se penche vers le tombeau
    20:12 et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis à l’endroit même où le corps de Jésus avait été déposé, l’un à la tête et l’autre aux pieds.
    20:13 “Femme, lui dirent-ils, pourquoi pleures-tu?” Elle leur répondit: “On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l’a mis.”
    20:14 Tout en parlant, elle se retourne et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était lui.
    20:15 Jésus lui dit: “Femme, pourquoi pleures-tu? qui cherches-tu?” Mais elle, croyant qu’elle avait affaire au gardien du jardin, lui dit: “Seigneur, si c’est toi qui l’as enlevé, dis-moi où tu l’as mis, et j’irai le prendre.”
    20:16 Jésus lui dit: “Marie.” Elle se retourna et lui dit en hébreu: “Rabbouni” – ce qui signifie maître.
    20:17 Jésus lui dit: “Ne me retiens pas! car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu.”
    20:18 Marie de Magdala vint donc annoncer aux disciples: “J’ai vu le Seigneur, et voilà ce qu’il m’a dit.”
    TOB

Retour en haut