Un choix libre en réponse à une invitation

Tiré des pages 43-46 de l’ouvrage de Patrice Gourrier et Jérôme Desbouchages, « Méditation et paix intérieure ».

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :

« S’il te plaît… apprivoise-moi! » dit-il.

« Je veux bien », répondit le petit prince, « mais je n’ai pas beaucoup de temps ».

« J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître ».

« On ne connaît que les choses que l’on apprivoise », dit le renard.

« Les hommes n’ont plus de temps de rien connaître. »

« Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. »

« Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. »

« Si tu veux un ami, apprivoise-moi! »

Tiré du « Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry


Apprivoiser…

L’amitié, la vie communautaire comme la vie de couple, est le résultat d’un choix libre.

Il importe de prendre « les moyens, de se parler, de faire des choses ensemble, de regarder dans la même direction » (p. 44) sinon les sentiments diminueront progressivement.

Pour la vie spirituelle, c’est un peu la même chose.

Il importe notamment de prier et de méditer afin que notre désir de Dieu grandisse.

Dieu désire nous faire don de sa Vie, mais il ne peut nous forcer la main, ainsi va l’Amour.

Voilà pourquoi la vie spirituelle est un acte libre :

« Voilà : je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je mangerai avec lui et lui avec moi. » (Ap 3,20)

Pour les chrétiens, il existe une prière très simple qui est un véritable chemin de vie, et qui consiste à prononcer le nom de « Jésus ».

Ce nom vient de l’hébreu et il signifie « Dieu sauve ».

Il suffit de débuter par cinq minutes chaque jour en évoquant le nom de « Jésus », au rythme de sa respiration, dans le calme et la paix.

On pourra également exprimer au Seigneur ce que notre cœur nous inspire.

Cette prière toute simple viendra à habiter notre quotidien, dans tout ce que nous faisons :

« Que le souvenir de Jésus ne fasse qu’un avec ton souffle et alors que tu connaîtras l’utilité de l’hésychia (la paix). » (Saint Jean Climaque, VIIe siècle)