Cheminer avec Thérèse de Lisieux Découvrir sa vocation et sa mission

Réflexion sur la vocation et la mission personnelles à partir de l’excellent livre « Cheminer avec Thérèse de Lisieux » de Pierre Francœur qui se présente comme un parcours spirituel en sept thèmes.

Introduction

FRANCŒUR, Pierre, c.s.v., Cheminer avec Thérèse de Lisieux – Parcours en sept espaces spirituels, Médiaspaul, 2001, 79 p.

Le petit livre « Cheminer avec Thérèse de Lisieux » de Pierre Francœur c.s.v., se présente comme un parcours spirituel en sept thèmes. Plus précisément, il amène le lecteur à s’intérioriser et à approfondir le sens de sa vocation et de sa mission.

Chaque thème est divisé en sept étapes :

L’appel à la sainteté

Le concile Vatican II a insisté sur le fait que tous sont appelés à la sainteté. Le Christ est à l’œuvre dans le cœur de tout être humain.

Pour Thérèse, la sainteté est possible à partir de notre « vie ordinaire ». Consciente de sa petitesse, Thérèse a saisi que l’essentiel était de laisser Jésus agir.

Dieu agit dans une âme qui accepte son intervention. Dieu nous prie : l’important étant de vivre son quotidien dans une attitude de prière, de charité et de confiance.

La perfection? Devenir l’être que je suis potentiellement à même mes désirs profonds, mes talents et mes dons. Prendre tout ce que j’ai, et avec la grâce de Dieu, le donner.

Prière

Père, aide-moi à saisir ton appel au cœur de ma vie. Aide-moi à te faire confiance et à développer mes dons pour le bien de tous.

L’appel à la conversion

La conversion est une réponse libre à l’appel de Dieu. Pour Thérèse, le secret du bonheur consiste précisément à se laisser conduire par le Seigneur sur la voie du changement.

De quelle conversion s’agit-il? Une « conversion de charité » dira Thérèse. Dieu intervient dans ma vie afin de m’amener plus loin sur le chemin de l’amour véritable.

De plus, il est important de considérer son histoire personnelle comme un « lieu » où Dieu intervient. Est-ce que je me sentirais appelé à une conversion toute particulière? Si oui, laquelle?

Prière

Père, ouvre mes yeux sur ma propre vie afin que j’y vois clairement les lieux et les temps de conversion que tu m’offres et qui sont autant de signes de ton amour pour moi. Donne-moi la force et le courage nécessaires pour aimer véritablement.

Vocation et mission

« Oui j’ai trouvé ma place, dans l’Église et cette place, ô mon Dieu, c’est vous qui me l’avez donnée… dans le Cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour… ainsi je serai tout… ainsi mon rêve sera réalisé !!!… »

Thérèse a reçu sa vocation à partir de son expérience d’amour avec Jésus. Ce n’est pas tant une « idée » qu’une « rencontre », un cœur à cœur senti qui lui donnera des ailes.

Elle se sentait la vocation de Carmélite, d’Épouse, de Mère, de Guerrier, de Prêtre, de Docteur et même de Martyr.

Elle était à l’écoute de ses désirs profonds : elle ne les refoulait pas mais les accueillait comme étant la « voix de Dieu ».

Dans la foulée de ses désirs, elle a compris que l’Amour renfermait toutes les vocations et que s’il venait à s’éteindre, l’Église cesserait à tout jamais d’être féconde. Dans son désir de vivre toutes les vocations, elle a ainsi trouvé la sienne, celle de l’Amour, plantée au cœur même de l’Église.

Une vocation? C’est une rencontre dans laquelle il y a un appel qui « s’entend » par la « voix » d’un désir profond. Cet appel est en vue d’une mission à même mes dons et mes charismes.

Prière

Seigneur, que me dis-tu de moi-même?
Aide-moi à découvrir la profondeur de mes désirs.
Aide-moi à identifier mes dons et mes charismes reçus de toi et qui tracent ma mission.

Voie du désir, voie de charité

« Vous le savez, ma Mère, j’ai toujours désiré d’être une sainte (…) le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables »

Thérèse est convaincue que ce qui l’habite sur le plan spirituel est don de Dieu. Elle désire devenir une sainte, c’est-à-dire quelqu’un qui ne vit que par et pour le Christ. Elle affirme que son désir est don de Dieu, fruit de sa relation amoureuse et intime avec lui. De plus, elle est convaincue que si un désir profond habite son cœur, Dieu va chercher à l’exaucer.

Pour Thérèse, le chemin du Ciel n’est pas un chemin de performances mais bien un chemin d’amour. Il s’agit d’une voie d’enfance spirituelle où l’on se présente devant Dieu à l’instar d’un enfant qui s’en remet à l’amour prévenant de sa mère ou de son père.

Aller au Ciel? Pas tant une question d’efforts ou de performance mais plutôt une relation aux couleurs de l’accueil et du don.

Pour aller plus loin

Prendre le temps de m’arrêter et d’identifier les désirs spirituels qui m’habitent. Remercier Dieu et lui demander assistance pour leur réalisation. Écrire, pour chacun de ces désirs, comment je pourrais les actualiser dès aujourd’hui.

À titre d’exemple : « Je désire passer plus de temps à prier le Seigneur ». Un moyen concret pour réaliser ce désir pourrait consister à aménager chez moi un petit coin de prière et à convenir d’un temps spécifique dans la journée.

Don et abandon

« Je veux t’aimer comme un petit enfant Je veux lutter comme un guerrier vaillant (…) Et dans le champ de mon apostolat, comme un guerrier je m’élance au combat ! … »

Thérèse désire aimer comme un enfant, c’est-à-dire avec abandon et confiance, et pourtant… elle désire également « lutter comme un guerrier vaillant ».

La voie de l’enfance spirituelle est…

Dieu désire nous rencontrer

« Et si parfois tu sembles te cacher, c’est toi qui viens m’aider à te chercher. »

Thérèse comprend que toute initiative de la recherche de Dieu dans sa vie est le fruit d’abord de l’Amour prévenant de Dieu pour elle, et ensuite, de sa réponse libre.